Conduire sa voiture ? C’était hier!

27 Jan

Au cours du XXe siècle, en plein développement des véhicules à moteur et de l’aéronautique, une des prédictions récurrentes de la science-fiction futuriste était d’imaginer l’utilisation de voitures volantes et automatiques dédiées aux déplacements de personnes. Cependant, en 2014, les voitures volantes déjà conçues, sont confrontées à de multiples problèmes qui ne les rendent ni viables, ni pratiques. Au lieu de cela, ce qui relevait, il y a peu, d’une fantaisie, va se convertir bientôt en une réalité commerciale à la portée de tous : les voitures sans conducteur ou « véhicules autonomes ».

Entendons par véhicules autonomes, ceux qui se conduisent seuls ou semi automatiquement, sans intervention humaine. Selon certaines estimations de la firme Nissan, ces voitures seront disponibles en 2020 sur le marché intérieur nippon. En 2040, selon l’Institute of Electrical and Electronics Engineers (IEEE), 75% des véhicules seront autonomes, spécialement ceux dédiés au transport de marchandises par la route.

Google, un pionnier dans la fabrication de véhicules autonomes

Des fabricants tels que Nissan, General Motors, Volkswagen, Audi, BMW, Volvo, Mercedes et Toyota sont en train d’expérimenter différentes technologies appliquées aux véhicules sans conducteur. Dans la dernière édition du Salon des Produits Electroniques, le CES à Las Vegas, BMW présenta un prototype de voiture autonome utilisant une technologie et un équipement plus compact que ses versions antérieures. Jusqu’à présent, la machinerie de ce type de véhicule modifié, occupait avec différents dispositifs et capteurs, le coffre et la partie supérieure de la voiture. L’innovante proposition de BMW réduit l’empreinte et le poids.

Malgré ces nouvelles idées, la course pour offrir une automobile pourvue de ces caractéristiques innovatrices, est menée par une entreprise étrangère au secteur : Google, la première entreprise à présenter un projet commercialement viable à moyen terme.

Les avantages des véhicules sans conducteur sont, du point de vue des utilisateurs domestiques, l’amélioration de la sécurité routière (la majorité des accidents étant causés par des erreurs du conducteur) et la réduction de la consommation d’énergie, ces voitures autonomes ne pratiquant pas la conduite agressive, comme le font de nombreux conducteurs.

Pour autant, ces véhicules ouvrent aussi la porte au développement de nouveaux services professionnels, comme les taxis ou les camions sans chauffeur. C’est ainsi que l’été dernier, Google, à travers de sa société de capital-risque, a investi 258 millions de dollars dans Uber, un service de taxi privé opérant dans plusieurs villes au monde. Le pari du moteur de recherche est qu’une partie de ces taxis deviennent des véhicules autonomes.

La législation n’est pas adaptée à la technologie

Parmi les défis présentés, on trouve ceux liés aux différents niveaux d’automatisation et de sécurité. C’est à dire, savoir que se passe-t-il lorsque la voiture roule seule et quels sont les mécanismes de sécurité, tels le freinage automatique, qui seront lancés si nécessaire. Logiquement, l’impact d’un bug informatique dans ces systèmes pourrait engendrer des conséquences dramatiques.

D’autres aspects importants sont les failles de sécurité du logiciel qui pourraient causer un accident ou même permettre à un délinquant de prendre le contrôle de la voiture à distance. D’autres questions sont également posées, comme celle de la responsabilité en cas d’accident (par exemple, définir si celle-ci retombe sur le propriétaire de la voiture ou sur le fabricant), face à l’assurance de responsabilité civile obligatoire.

En outre, au niveau politique, les préoccupations se situent sur la perte potentielle d’emplois pour les conducteurs professionnels, que pourrait produire ce changement technologique, de même que dans les secteurs du taxi ou des transports long-courrier. Cependant cette destruction d’emploi sera vite remplacée par une demande de plus en plus spécialisée notamment en ingénieurs automobile. Les sociétés de conseil en ingénierie ont donc un vrai rôle à jouer, dans le recrutement et la mise en relation des acteurs du secteur, pour les années à venir.

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